Bonnes Tables

Gueuleton 18.06.23

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GUEULETON

Pour négocier


Voulue par deux petits malins, décontractés de la panse et revendiquant le droit à la bonne chère, poursuivie par un magazine manifeste, une web série, des réseaux sociaux ivres de followers et une tripotée de tables dans toutes les provinces, la saga Gueuleton déboule dans ce XVIIe bien nanti, bien senti. Une première adresse parisienne en façon de nouvelle auberge urbaine où le fan-club serre les coudes sans rentrer les ventres, affiche les couleurs (rouge, blanc, rosé), lessive, en deux-deux, le pâté croûte avant d’enquiller un très réglo os à moelle en gouttière, un très franco filet de bœuf au poivre flambé cognac et ne tourne pas autour du pot devant la côte de bœuf ni le coffre de canard bien roussi. Soyons clairs, le seul végétal qu’on croise ici oscille entre le pot de cornichons et les haricots beurre, mais les enfants d’Audiard ont gagné un repaire.

Un plat : les pièces de viande à partager.

Un vin : côtes du Rhône, vin de France, Sources de l’Oppidum, « Les 18 », 2020.

Une table : la 12 dedans, toutes dehors.

Service : bonne faconde et même de jolis gestes à l’instant de la découpe.

La note, svp ! De 40 à 80 euros.

Où et quand ? 7, rue Guersant, Paris XVIIe. Tél. : 01 45 74 15 50. Fermé dimanche.

Emmanuel Rubin