D.R.

Dédiaboliser » l’image du capital-­investissement. Tel était, au moment de son élection à la présidence de France Invest (alors Afic) à la mi-2014, l’un des objectifs avoués de Michel Chabanel. À l’époque, il était effectivement peu de dire que cette industrie souffrait d’une réputation ternie. Si les critiques afférentes aux leviers excessifs observés dans un grand nombre de LBO y ont grandement contribué à la sortie de la crise des subprimes, le mal était toutefois antérieur. Dans l’étude « Private equity et capitalisme français » parue en 2008, Élie Cohen, alors directeur de recherche au CNRS, pointait déjà cette « mauvaise image » auprès d’un large public. Un cas de figure, du reste, loin d’être circonscrit à la France, comme en témoigne la multitude de rapports publiés à l’international (Peter Orszag et Oliver Gottschalg en 2007, Steven Kaplan en 1997…) qui, tous, imputaient ce constat à un manque de transparence de la part des professionnels du secteur, à des montages financiers agressifs ou encore à un partage de la valeur ajoutée jugé peu équitable.

L’essayer, c’est l’adopter

Afin de redorer leur blason, tant les sociétés de gestion que France Invest ont multiplié les campagnes de communication au cours de la décennie écoulée, mettant ainsi en avant les atouts du non coté : financement de l’économie réelle et des territoires, prise en compte des enjeux ESG, surperformance financière par rapport aux autres classes d’actifs… Ces efforts n’ont pas payé instantanément. Mené lors de l’Ipem 2020 auprès des fédérations professionnelles, un sondage révélait en effet que 52 % des répondants estimaient que la perception publique du private equity n’était pas bonne.

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