
Siparex a pris en janvier le relais de Sparring Capital en tant qu’actionnaire majoritaire de NovaKamp. Il va pouvoir s’appuyer sur les nombreux acquis de ce premier LBO en termes de diversification, de relations commerciales et d’innovation pour continuer à développer cette PME au cœur des problématiques actuelles de souveraineté et de défense.
NovaKamp apporte sa pierre – et son expertise en matière de gestion des « fluides vitaux » (électricité, eau, télécommunications) dans des camps militaires – à l’Europe de la défense. Cette PME française de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont Sparring Capital a cédé le contrôle à Siparex en début d’année, a été sélectionnée pour faire partie de la cohorte de 38 entreprises européennes impliquées dans le programme Sentinel. Quatre autres sociétés tricolores font aussi partie de ce contingent : Arquus, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, Thales et CS Group (groupe Sopra Steria). Lancé en 2025 pour une durée de 48 mois, Sentinel vise à concevoir des solutions de gestion de l’énergie permettant à la fois d’augmenter l’efficacité opérationnelle des bases militaires, de réduire le « fardeau logistique » afférent, et d’en optimiser l’empreinte environnementale.
Il s’inscrit dans la lignée d’un précédent programme, baptisé Indy pour « Energy independent and energy efficient military camps », qui, entre décembre 2022 et janvier 2025, a fait collaborer une trentaine de partenaires à l’échelle du continent sur le thème de la « résilience énergétique » des armées et du « camp militaire du futur ». NovaKamp y a également été impliqué aux côtés de la filiale française d’Hensoldt, d’Ineo Défense (groupe Equans), de l’Iris et du CEA. « Le fait que nous ayons été retenus dans le cadre des programmes européens Indy puis Sentinel, au même titre que des acteurs de la défense et de l’ingénierie de bien plus grande taille que nous, est une bonne illustration de notre capacité d’innovation et de projection d’équipements optimisés au-delà du périmètre historique des armées françaises, et avec une forte composante de décarbonation. Cela fait partie des sujets sur lesquels nous avons mis l’accent depuis la fin de 2020 et l’arrivée de Sparring à notre capital, met en perspective son président Emmanuel Chopin. Elle s’ajoute à une connaissance fine des besoins des militaires et de leurs irritants opérationnels. Par exemple, nous travaillons à l’installation et à l’exploitation de centrales solaires dans les bases pour produire l’électricité. Non seulement elles permettent une réduction drastique des émissions de CO2, mais également une baisse de la consommation de carburant qui répond directement à des enjeux logistiques et de sécurité en limitant les besoins de convois logistiques pour desservir les camps. Cette intimité avec l’environnement militaire existait historiquement au sein du groupe et nous l’avons fortement renforcée ces dernières années avec des profils d’anciens militaires reconvertis. »
Un baptême du feu rapide pour une nouvelle équipe


