
« Ma vie familiale biculturelle me donne une perspective européenne très concrète. C’est une dimension qui enrichit ma vision pour Seven2 : l’Europe doit être notre terrain de jeu, pas seulement un complément à nos activités hexagonales »
Intronisé le 1er juillet dernier à la tête de Seven2, Thomas de Villeneuve va pouvoir s’appuyer sur ses réseaux internationaux, son expérience de plus de vingt ans en private equity et sa connaissance du secteur technologique pour continuer à faire croître la firme aux plus de cinq milliards d’euros d’actifs et lui faire prendre une dimension pleinement paneuropéenne.
La transition à la tête de Seven2 connaîtra une ultime étape le 31 décembre prochain. C’est à cette date qu’Eddie Misrahi, qui a conduit la firme entre 2010 et 2025, confiera la présidence de son comité d’investissement à son successeur, Thomas de Villeneuve, intronisé le 1er juillet dernier et qui récupérera ainsi l’intégralité des prérogatives liées à son nouveau statut. « Lorsque j’ai commencé à vouloir préparer ma succession, j’ai interrogé l’ensemble des associés de la société et ce sont eux qui ont choisi Thomas pour devenir président. En 2010, j’avais été nommé par notre fondateur, Maurice Tchénio, pour lui succéder, raconte-t-il. Le nom de Thomas est ressorti presque comme une évidence compte tenu de son tempérament de leader et de sa capacité à accompagner le développement des équipes qui lui sont confiées. »
De la Bretagne aux Pays-Bas
Troisième président de l’ex-Apax Partners depuis sa fondation en 1972, Thomas de Villeneuve est issu, comme son prédécesseur, de son pôle sectoriel TMT (technologie, média, télécoms). Il y est arrivé en 2001 après avoir travaillé pendant six ans au BCG, déjà sur ces sujets, entre Paris et New York. « J’ai adoré mes années passées dans le conseil. Ce sont des métiers à très fort niveau d’exigence et où l’on apprend à travailler et à supporter la pression tout en découvrant de très nombreuses industries », assure aujourd’hui ce diplômé de HEC, promotion 1994. Neuf ans après sa bascule dans le monde du private equity, il se retrouve bombardé à la tête de la branche TMT de la société de gestion en lieu et place… d’Eddie Misrahi, nommé président de ce qui n’était encore à l’époque qu’une maison mono-stratégie (EPF sera intégré en 2017 et permettra d’y ajouter une branche small cap, nommée Development, NDLR).
