D.R.

L’exercice 2020 n’a pas duré douze mois, mais seulement huit ou neuf. Dans le private equity comme dans l’ensemble de l’économie, une sorte de trou béant s’est matérialisé au printemps, lors du premier confinement. De nombreux process ont alors été stoppés, plus aucun nouveau dossier n’arrivait sur le marché, le nombre de deals a fondu et les fonds ont érigé le suivi de leurs portefeuilles au rang de priorité absolue. Ce coup d’arrêt, finalement de courte durée mais très violent, se voit clairement dans les résultats de nos classements 2020 : dans toutes les catégories, du venture au large cap en passant par la dette, l’activité a connu une baisse significative par rapport à 2019. Les volumes comme les montants investis ont reculé, même si l’automne et plus encore le quatrième trimestre ont sans doute permis de limiter la casse. Tous les acteurs s’accordent à dire que la fin de l’année 2020 a été particulièrement intense.
« Deux deals majeurs de 2020 marquent le début et la fin de la parenthèse liée à la Covid : le LBO quinte de Ceva, plus grosse opération de l’année, a été closé le 11 mars et celui sur Elsan, valorisé 3,3 milliards d’euros, l’a été le 10 décembre, note François Hellot, associé chez Dechert chargé du Private equity. Entre les deux, il y a d’abord eu le choc et la phase de sidération qui ont eu un impact direct sur le calendrier et le niveau des transactions. Nous avons vu à cette occasion une résurgence des contentieux portant sur l’exécution forcée d’engagements pris par les acheteurs préalablement à l’éclatement de la pandémie, comme nous n’en avions plus observé depuis la crise financière il y a plus de dix ans, l’action contentieuse étant souvent instrumentalisée pour forcer à la renégociation des termes des transactions. Les opérations ont ensuite repris progressivement à partir de l’été, mais avec des décalages de calendrier afin que les investisseurs puissent notamment analyser l’impact de la Covid sur les current trading et business plans. En fin d’année, l’activité a été très soutenue, avec beaucoup de dossiers et le retour d’une forte concurrence entre les acteurs : les actifs qui sortent sont les plus qualitatifs donc ils suscitent beaucoup de convoitise de la part des fonds qui ont de plus en plus recours à une stratégie d’offres préemptives pour battre de vitesse la concurrence. »

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