David Feiner (à gauche) et Jérémy Nakache

Six ans après l’ouverture de son bureau parisien, Marlin Equity Partners a indéniablement trouvé sa place sur le marché français. Celui-ci est devenu sa première zone d’investissement de ce côté de l’Atlantique, y compris devant le Royaume-Uni, où il est pourtant implanté depuis 2010, et son dernier fonds dédié à l’Europe, closé au début de 2025 à son hard cap d’un milliard d’euros, compte une quantité significative de LPs tricolores. « La réussite de notre acculturation à l’environnement européen, et particulièrement français, s’explique selon nous par différentes choses. D’abord, nos performances sont attractives. Ensuite, nous avons une stratégie très claire et différenciante, avec un goût prononcé pour l’accompagnement des histoires de croissance et une spécialisation sectorielle affirmée, ce que valorisent les LPs. Enfin, compte tenu de ce positionnement, l’Europe nous procure de nombreuses opportunités d’investissement et notre segment de marché s’avère moins compétitif qu’aux États-Unis et que d’autres créneaux. Nous arrivons à nouer des relations privilégiées avec les dirigeants et vendeurs des entreprises qui nous intéressent. Concernant plus particulièrement la France, nous ajoutons à cela notre connaissance fine de l’écosystème et de la culture des deals », énumèrent Jérémy Nakache et David Feiner, managing directors chargés de son bureau parisien à partir duquel ils couvrent également des pays limitrophes comme la Belgique ou la Suisse, ainsi qu’Israël. S’ils évoluent dans la French Tech et le private equity parisien comme des poissons dans l’eau, c’est que l’un comme l’autre y sont ancrés depuis de longues années : avant de rejoindre Marlin en 2020, pour ouvrir une antenne qui reste encore aujourd’hui la seule qu’il exploite sur le continent européen, Jérémy Nakache travaillait depuis plus de huit ans en buyout chez 3i à Paris, tandis que David Feiner faisait partie, également depuis 2012, de l’équipe M&A de Natixis Partners.

Fonds dédiés aux États-Unis et à l’Europe

Leur arrivée a coïncidé avec le démarrage du fonds européen de deuxième génération du GP, doté de 675 millions d’euros. Cela fait alors quatre ans que celui-ci a décidé de scinder sa stratégie entre les États-Unis, son marché d’origine, lui qui a vu le jour en 2005 à Los Angeles, et l’Europe.

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