L’équipe de FDJ United Ventures. De gauche à droite : Louis Cournot, Pierre Tramon, Laure Houdayer, Maxime Sbeghen, Lucile Baudrier et Pierre Brousseau

FDJ United a fait ses premiers pas d’investisseur direct en capital-risque avec, en guise de corde de rappel, près d’une dizaine d’années de relation avec des VCs professionnels. L’ex-Française des jeux a décidé d’allouer 20 millions d’euros à cette activité pour participer à des levées d’amorçage et série A, via des tickets compris entre 500 000 et 1 million d’euros, à une place de suiveur et dans une logique de découverte de la gouvernance de start-up, mais aussi de collaboration avec ses propres équipes. Il a inauguré son portefeuille, piloté à travers sa structure de corporate venture (CVC) FDJ United Ventures, en 2024 ; il compte aujourd’hui trois participations (Prélude, nVenue et Random State) et deux autres dossiers sont en cours actuellement.« Nous constatons que les investissements en direct dans les start-up facilitent la relation gagnant-gagnant entre elles et le grand groupe qu’est FDJ United. Pour embarquer les business units dans cette aventure et optimiser les synergies, nous demandons en général deux places au conseil d’administration de la start-up dans laquelle nous investissons : une pour un représentant de FDJ United Ventures et une pour un membre du métier concerné, explique Pierre Brousseau, responsable du CVC depuis 2020. En outre, une telle politique d’investissement, alignée avec les priorités du groupe et induisant une collaboration existante ou une perspective de collaboration avec la participation, tend à modifier l’appréciation des dossiers : nous pouvons décider d’accompagner une start-up qui nous semble intéressante d’un point de vue stratégique même si elle ne coche pas encore toutes les cases d’un point de vue purement VC, notamment sur les aspects financiers. » Dans cette optique, six thématiques ont été définies pour guider l’équipe de six professionnels de l’investissement : jeux d’argent et paris sportifs, accélération digitale, IA et nouvelles technologies, retailtech, fintech et tech for good.

Soutien direct et indirect à la French Tech

Si la priorité est désormais clairement donnée à la constitution de ce portefeuille de direct, il ne représente encore aujourd’hui qu’une petite partie de l’ensemble des encours du fonds de corporate venture. Ceux-ci s’élèvent à 111 millions d’euros, dont 30 millions ont été confiés à Serena en 2019 dans le cadre du lancement et du déploiement du fonds dédié V13 Invest, aujourd’hui intégralement investi dans une douzaine de lignes.

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