A de multiples égards, l’année qui s’ouvre marque le début d’une nouvelle ère pour le cabinet de conseil en gestion de patrimoine Allen. D’abord, il s’agit de son premier exercice avec cette marque ombrelle recouvrant ses deux activités Hedon Family office, structurée à partir de 2023-2024, et Carat Capital. Cette dernière incarne son métier historique depuis sa fondation en 2006 par Sandrine et Cédric Genet, couple au bureau comme à la ville. 2026 en marque donc aussi le vingtième anniversaire d’Allen, donnant à Cédric Genet l’occasion de prendre du recul avec la direction opérationnelle du groupe, comme il en a fait l’annonce sur Linked­In quelques jours avant Noël : « Aujourd’hui je quitte dix-neuf ans d’une folle aventure au sein du groupe Allen. Cette aventure poursuit son chemin avec son équipe ultra compétente, présidée par ma chère associée depuis le début, Sandrine Genet. Je reste actionnaire et évidemment premier supporter du groupe. Lever le nez du guidon et regarder dans le rétroviseur permet de voir le joli chemin accompli depuis nos débuts dans notre salle à manger », écrit-il. Ce changement structurant est l’une des raisons qui ont conduit Allen et ses dirigeants à réfléchir dans le courant de l’année dernière à une évolution actionnariale, aboutissant à l’arrivée de Qualium Investissement en tant qu’actionnaire majoritaire à la fin de décembre, à l’issue d’un process confié à Cambon Partners.

Sept build-up

Dans ce domaine aussi, l’année 2026 marque un tournant à au moins deux titres : ce LBO secondaire est évidemment synonyme de nouveaux projets de développement, notamment à l’international, et marque la fin d’un cycle primaire de quatre ans, minoritaire celui-ci, mené avec Parquest. Pendant cette période, Carat Capital devenu Allen a quadruplé ses encours, passés de 500 millions à 2 milliards d’euros, pris ses premières positions hors de France, en l’occurrence en Belgique et au Luxembourg, et commencé à mailler le territoire national en s’implantant à Toulouse. « L’ouverture de notre capital en 2021 est survenue alors que nous sortions d’une phase de très forte croissance de notre activité, puisque nos encours avaient été multipliés par 10 au cours des quatre années précédentes. Cette opération avait alors trois objectifs. Le premier consistait à défendre notre place dans un marché de plus en plus concurrentiel et face à des plateformes de plus en plus grosses, dont certaines étaient déjà soutenues par des fonds de private equity ; le deuxième visait à nous apporter de la contradiction et à structurer l’entreprise afin qu’elle gagne en solidité et repose moins sur nos épaules de fondateurs ; enfin, le troisième était de sécuriser une partie de notre patrimoine », se souvient Sandrine Genet.

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