
Naissance de Fondations Capital
Xavier Marin, ex-membre du directoire d'Eurazeo qu'il a quitté cet été, lance Fondations Capital avec Philippe Renauld et Jean-Marc Prunet, également anciens de la société d'investissement. Arnaud Joubert les a rapidement rejoint en venant de Rothschild & Cie. Xavier Marin compte lever dans les prochains mois environ 1 milliard d'euros pour investir en "upper mid-market" sur des LBO de croissance où son expérience du build-up sera utile. Il avait participé activement aux deals, suivis et opérations de croissance externe sur Fraikin, Rexel, APCOA, B&B Hotel et Europcar (comme président pour ces derniers groupes). Un premier closing a déjà eu lieu et un premier investissement est espéré dans l'année.
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3i France repart après une année de transition
Nouveau dirigeant, peu d'acquisitions, surtout des sorties... 2007 aura été une année particulière pour 3i France. Comme l'ont expliqué, le 16 janvier, Bruno Deschamps et Rémi Carnimola. Le premier, ancien industriel dans la chimie (Henkel, Ecolab, Brakes) passé chez Clayton Dubilier & Rice, est arrivé en cours d'année pour remplacer Guy Zarzavatdjian, devenu responsable du capital-développement au niveau mondial, insiste sur l'approche à la fois globale et locale de la firme britannique, et sur ses qualités opérationnelles. 3i a ainsi réalisé un certain nombre d'opérations de LBO ou développement (Agent Provocateur, Global Garden Products, Bestinvest, Scandlines, Inspecta...), surtout au second semestre, mais assez peu en France (96 millions investis entre Cair, Fastbooking, Cerencimo,Twenga), où les sorties ont été privilégiées : MSC-Tiama, Legallais, Business, Seloger.com, Défimode, etc. Avec un multiple moyen bien supérieur à 3.
Rémi Carnimola, responsable du LBO, s'est montré optimiste sur ce marché, insistant sur une équipe qui compte généralement peu sur le levier bancaire - plus des deux tiers de la création de valeur des 40 dernières cessions provenait de la croissance de l'Ebitda - et qui peut, à partir de son bureau de Londres, organiser elle-même les club-deals de banquiers pour réunir la dette nécessaire. 3i France espère ainsi augmenter encore la taille de ses transactions en 2008 (jusqu'à 1 milliard). En capital-développement, l'équipe peut investir jusqu'à 300 millions en tant qu'actionnaire minoritaire.
La filiale regardera également, par l'intermédiaire de Cédric Bannel (ex-Caradisiac.com) recruté en septembre, les sociétés moyennes cotées et les infrastructures (télécoms, énergie, lignes ferroviaires) pour lesquelles la firme britannique a levé des fonds dédiés de 400 millions de livres chacun.
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Wellington Partners lève 265 millions d’euros
La société de capital-risque paneuropéenne Wellington Partners a clôturé un nouveau fonds technologique, WP IV Tech, à hauteur de 265 millions d'euros, dépassant ainsi l'objectif de 250 millions d'euros en l'espace de six mois seulement. «Nous devons le succès de ce nouveau fonds au fort soutien de nos anciens investisseurs», affirme Frank Böhnke, associé gérant de Wellington. Wellington Partners a ainsi pu compter sur Access Capital Partners, AGF Private Equity, AlpInvest Partners, European Investment Fund, Horizon21, König & Cie., The Wellcome Trust, von Braun & Schreiber et WEGA, et sur l'intérêt de nouveaux LPs de renom comme GIC Special Investments, Pantheon Ventures et Skandia Liv Asset Management. Au total, Wellington investira ce nouveau fonds sur près de 25 entreprises technologiques européennes et dans les médias numériques, des services Internet, des logiciels et de l'électronique. La structure était née en 1991 avant de lever ses premiers fonds IT en 1998 (50 millions, 54% de TRI), 2000 (210 millions) et 2004 (150 millions). Elle gère également des fonds biotechs avec un total sous gestion de près de 800 millions désormais.
Parallèlement au closing du fonds WP IV Tech, Wellington a ouvert, après Munich et Zurich, un bureau à Londres, dirigé par ses associés gérants, Eric Archambeau et Frank Böhnke.
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Ventech s’installe en Chine
Le capital-risqueur français, qui avait déjà mis en place dans le pays un club-deal avec la Caisse des Dépôts, Auriga et Iris Capital en 2006, a noué un partenariat avec China Merchant Hidden Jade, société de gestion sponsorisée par le China Merchant Group. Un accord qui porte dans un premier temps sur un investissement de 50 millions de dollars, réalisé pour moitié en apport immédiat au fonds de CMHJ, porté à 80 millions, et pour moitié par un droit de co-investissement avec ce dernier. Eric Huet, associé de Ventech en charge des opérations chinoises, évoque un double intérêt : «Tout d'abord, cet accord nous ouvre un marché chinois du capital-risque très dynamique, avec 3,2 milliards de dollars investis en 2007, et dont les fonds européens restent absents, contrairement aux fonds US. Et notre présence ici offrira de nouvelles opportunités de développement et de sorties à nos participations.»
L'équipe de CMHJ, dont le premier fonds lancé en 2001 présente un TRI de 37%, devrait réaliser une dizaine d'investissements avec cette mise, en early stage et avec probablement une forte dominante télécoms-Internet, afin d'exploiter les opportunités offertes par le gigantesque marché chinois. Ventech, qui a recruté une associée chinoise, Cindy Guo, pour gérer les co-investissements, considère qu'il est là «pour apprendre» sur un marché où pas moins de 47 fonds se sont lancés en 2007, pour un total de 23 milliards de dollars levés. En fonction des résultats obtenus, la filiale de Natixis pourrait décider de lancer d'ici à deux ans un fonds dédié à la Chine, d'un montant compris entre 150 à 200 millions de dollars. Parallèlement, les participations françaises de Ventech pourront s'appuyer sur un directeur du développement basé à Shangaï, Bruno Bensaid, chargé de les épauler dans leur implantation en Asie. L'acquisition récente de Tianji.com par le réseau socio-professionnel Viadeo leur montre en tout cas la voie.
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25 millions pour Endotis Pharma
Endotis Pharma vient de lever 25 millions d'euros auprès d'investisseurs internationaux, deux ans après un premier tour de 4 millions. Le britannique Wellcome Trust mène ce tour, complété par le suisse Endeavour Vision, le japonais NIF SMBC Ventures et Soffinova, investisseur historique, qui avait réinjecté 5 millions fin 2006. La biopharma française spécialisée dans les glycosciences développe des composés oligosaccharidiques (sucres synthétiques ou «small glyco-drugs») appliqués aux traitements de la thrombose et de certains cancers. Des molécules très complexes qui demandent de multiples étapes de synthèse pour lesquelles Endotis Pharma a signé en juillet un accord de licence au niveau mondial avec Organon, récupérant ainsi trois composés antitrombotiques du portefeuille de la société pharmaceutique lors de son rachat par Shlering Plough. Ce tour de table finance donc le développement de ces composés qui combinent une action coagulante et dont le plus avancé est en phase I, un second étant en fin de phase préclinique. Parallèlement, l'équipe de recherche d'Endotis Pharma, qui compte 27 chercheurs dirigés par Maurice Petitou, ex-Sanofi-Aventis, spécialiste reconnu des glycosciences, développe ses propres molécules, en cours de test par voie digestive chez l'animal, et devrait recruter une dizaine de nouveaux collaborateurs. «Les composés administrés par voie orale devraient offrir, outre leur facilité d'utilisation, plus de sécurité et de flexibilité que les anti-vitamines K, et servir un marché complémentaires aux composés injectables, représentant un potentiel de plusieurs milliard d'euros», estime Charles Woler, appelé par Sofinnova il y a six mois pour prendre la direction d'Endotis Pharma.
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